Réformes low cost
- Le rapport général du Grenelle de l'insertion
- Nouvelle architecture des services de l’emploi , La lettre de l'insertion n° 146.
La réforme de l’Etat se fera-t-elle au détriment des politiques sociales ? Dans un contexte de réduction des dépenses publiques, le gouvernement souhaite limiter le coût de la généralisation du revenu de solidarité active (RSA). Or, sans les moyens financiers adéquats, le RSA ne pourra pas être un outil de lutte contre la pauvreté laborieuse. D’autant moins si, pour financer une mesure destinée aux très pauvres, on retire aux un peu moins pauvres en restreignant la prime pour l’emploi. Dans le scénario actuellement envisagé, le RSA risque de ne viser qu’à récompenser les allocataires de minima sociaux qui retrouvent un emploi et, par la même occasion, à sanctionner ceux qui n’y parviennent pas, sans leur fournir l’accompagnement nécessaire à leur insertion sociale et professionnelle (voir notre entretien avec Marie-Thérèse Join-Lambert).
Autre point à l’ordre du jour : la réorganisation des services déconcentrés de l’Etat. Selon une circulaire du 19 mars, les politiques de l’Etat devraient désormais être pilotées par huit grandes directions régionales. Les rumeurs parlent d’une disparition des directions départementales du travail (DDTEFP), dont dépend aujourd’hui l’insertion par l’activité économique. Quelles conséquences pour ce secteur ? A quels services sera-t-il désormais rattaché ? Autant de points qui, à l’heure où s’achève le Grenelle de l’insertion, mériteraient des clarifications rapides.
























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